Qu'on les appelle «Jésuites», ou Maîtres du monde, ou Mafia khazar de Rothschild, ils sont tous du pareil au même. Et les régimes leur importent peu.

mardi 27 mai 2014

Rome, une cité bâtie sur la peur


Lorsque Rome apparut sur la surface de la Terre et commença à étendre son empire, les initiés du monde méditerranéen étaient conscients qu’ils avaient affaire à une nouvelle incarnation de Troie. Quelques siècles auparavant, Troie avait été détruite par ces initiés descendus du Nord parce qu'ils la considéraient « fondée sur le mensonge ».
Qu’est-ce qui caractérisait Troie et Rome en comparaison avec les autres cités de l’Antiquité qui, après tout, connaissaient elles aussi des périodes de décadence ? Il est normal qu’avec le temps, une cité, même si elle a été inspirée par la volonté divine, finisse par déchoir, jusqu’à n’être plus qu’une coque vide, dénuée de son esprit originel. Après tout, notre propre corps montre que la forme ne peut pas contenir l’esprit éternellement et que celui-ci doit se retirer, provoquant la mort du corps physique. Ces processus sont rapides chez les humains mais beaucoup plus longs pour une civilisation.
Le problème, c’est que Troie tout comme Rome avait décidé de survivre par-delà les siècles de toutes les manières imaginables, un peu comme un homme qui aurait décidé de faire n’importe quoi pour ne pas mourir… Et cette volonté était tout à fait contraire aux lois universelles, raison pour laquelle neuf fois de suite des peuples furent inspirés pour aller détruire Troie, jusqu’à son anéantissement définitif en 1200 avant J.-C.
Outre le fait de devoir résister à des attaques émanant directement des dieux, il y a une autre difficulté fondamentale pour toute civilisation qui voudrait régner éternellement sur la Terre : le fait que, sans l’inspiration des dieux, il est très difficile de trouver la créativité nécessaire pour construire des formes. Or, sans formes, sans contenants, une civilisation ne peut se déployer.
C’est pourquoi Rome, avant de piller la culture de tous les peuples de l’humanité, a commencé par vampiriser l’âme des Étrusques.

LES ÉTRUSQUES, PEUPLE OUBLIÉ


Alors que, dès la Renaissance, les archéologues commencèrent à exhumer les civilisations d’Égypte, de Grèce, du Moyen-Orient, il fallut attendre le XIXe siècle pour qu’on s’intéresse sérieusement à la civilisation étrusque qui, des siècles durant, avaient été le phare civilisateur de l’Italie.
Pourquoi un tel retard de la part des scientifiques ? Parce que ce raffinement de l’art étrusque, ce génie de leur architecture et la puissance de leur religion avaient fait de l’ombre à Rome. C’est pourquoi pendant longtemps, les autorités italiennes laissèrent les pilleurs de tombes ravager tout souvenir de cette civilisation.
Mais il y a une raison plus profonde encore, qu’on commence à entrevoir par une étude approfondie de l’Étrurie : tout ce qui a fait la grandeur de Rome est dû à l’apport des Étrusques. En fait, la culture romaine ne fut qu’une pâle imitation de la civilisation étrusque. Pour n’en prendre qu’un exemple, les célèbres combats de gladiateurs étaient à l’origine un rituel étrusque dont les Romains ont tout à fait perdu le sens, le transformant en boucherie pour amuser la plèbe.
Rome obtint son pouvoir non seulement en détruisant son adversaire, mais surtout en l’assimilant, en prenant ce qu’il y avait de bon en lui. C’est là la clef du pouvoir démesuré de Rome.   

Elle appliqua cette stratégie sur le plan matériel en réutilisant les constructions des Étrusques, en pillant leurs richesses mais aussi plus subtilement, en imitant leurs coutumes, en récupérant leurs dieux (Jupiter, Junon et Minerve sont des divinités étrusques) et en se plaçant comme les auteurs d’une culture qu’ils avaient totalement défigurée.

DIVISER POUR RÉGNER

Piller et imiter les Étrusques était une étape, mais elle n’était pas suffisante pour faire de Rome une puissance impériale : il fallait détruire l’original. Un mystère continue à entourer l’histoire de la guerre de Rome contre les Étrusques : comment une cité isolée a-t-elle réussi à vaincre une coalition de douze cités ? Pourquoi les Étrusques se sont unis si tard, quelques années seulement avant la fin définitive de leur indépendance ?  
On invoque parfois le fait que les douze cités étrusques, quoiqu’unifiées par la religion n’étaient pas liées entre elles par un contrat politique. Ainsi, quand Véies fut attaquée puis détruite par Rome, dans une guerre qui dura tout de même plus d’un siècle, jamais les onze autres cités sœurs ne sont intervenues. On dit aussi que les Étrusques n’aimaient pas les rois de Véies… mais cette inimitié est-elle suffisante pour justifier une telle passivité ? On imagine que Rome n’était pas tout à fait étrangère à la mauvaise réputation de sa voisine Véies. On connait la tactique romaine habituelle du « diviser pour régner ». Semer la zizanie au sein d’une patrie est le meilleur moyen de la conquérir.
Deuxièmement, les Étrusques étaient loin d’imaginer la portée des plans de conquête de Rome. Comme nous l’avons dit, l’attachement à la pérennité d’une civilisation, au-delà des normes naturelles, était étranger à la conscience étrusque. Ils ont donc pensé que la guerre entre Rome et Véies était légitime …
Pourtant la destruction de Véies et le massacre consécutif de sa population, après un siège de 10 ans, marqua profondément l’esprit du peuple étrusque. Une sorte de terreur s’installa, une terreur que Rome allait largement exploiter afin de poursuivre sa conquête de l’Etrurie.
En effet, dès lors, Rome usera constamment de la même tactique auprès des Étrusques : « vous entrez dans la Pax Romana (« paix romaine ») et vous bénéficiez de notre puissance et de notre protection ou nous vous détruirons comme Véies. »
On peut imaginer que ce type de proposition a dû plus d’une fois diviser les cités entre ceux qui accordaient plus d’importance à la liberté et ceux qui se disaient qu’il valait mieux la sacrifier si cela pouvait permettre de faire durer plus longtemps leur civilisation.
Face au dilemme imposé par les Romains, certaines villes étrusques acceptèrent finalement d’entrer dans la Pax Romana. D’autres refusèrent catégoriquement. L’unité qui avait été la marque de la nation étrusque était définitivement brisée. Rome n’avait plus qu’à prendre les villes étrusques une par une, en usant d’habiles stratagèmes diplomatiques.
La « paix romaine » n’était en réalité qu’une illusion, une carotte provisoire, car Rome savait qu’elle n’aurait de paix que quand serait détruit son dernier « ennemi », quand elle aurait englobé la terre entière. Car Rome savait – plus ou moins consciemment – qu’elle agissait contre la volonté de certains dieux et que ces derniers chercheraient par tous les moyens possibles à l’anéantir, comme ils l’avaient fait avec Troie autrefois.

FATALISME CONTRE ÉVOLUTIONNISME

Rome fournit également de grands efforts pour s’attacher les services des devins étrusques, nommés les haruspices.
Ces derniers n’étaient pas de vagues voyants comme on en rencontre aujourd’hui. Les haruspices avaient été formés à une connaissance scientifique très précise, notamment en ce qui concerne la lecture dans le foie des animaux ou l’interprétation de la foudre et des éclairs. Ils avaient ce don de prophétiser avec exactitude, ce qui sera d’une aide précieuse pour aider Rome à se préserver par-delà les siècles. D’ailleurs, les haruspices continueront leur activité très longtemps après que les Étrusques aient disparu…
Même Constantin les consultait encore au IVe siècle après J.-C. Les chrétiens les firent finalement interdire sous Théodose, mais ont-ils vraiment cessé d’exister si l’on considère que les actuels cardinaux de l’Église Catholique portent la même robe pourpre que les haruspices, et que la fameuse crosse des évêques est directement empruntée à la tradition étrusque ?
Se pourrait-il que les haruspices continuent à agir à l’arrière-plan de l’Église Catholique, se réservant une science qui leur donne un pouvoir de tout premier ordre sur le monde ?
Mais revenons à cette étrange civilisation étrusque, qui a passionné tellement de personnes depuis un siècle, et à l’un des traits de cette culture probablement le plus étonnant: son fatalisme. En effet, dès le début, les initiés étrusques avaient établi que leur civilisation ne durerait pas plus de dix siècles, qui n’étaient pas fixés numériquement mais dont la fin était marquée par des événements majeurs (voir tableau ci-contre). Ils savaient qu’au terme de ces dix siècles, leur civilisation serait anéantie.
Cela ne les attristait pas pour autant. Les Étrusques étaient immergés dans une culture légère et joyeuse, la musique était omniprésente – comme en témoigne de nombreuses représentations funéraires.
La culture étrusque contrastait grandement avec celle de Rome, qui s’était contentée d’utiliser la trompette comme instrument de guerre. Pendant longtemps, son seul dieu fut Mars et celui-ci n'avait, selon les Romains, qu'un seul désir : voir triompher Rome. Vouer un culte à d'autres divinités n'avait a priori aucune utilité.
Après la destruction du grand sanctuaire étrusque de Volsinies en 264 avant J.-C., Rome fondit immédiatement les 2 000 statues de bronze qui constituaient ce « Delphes occidental » afin de financer la conquête de Carthage qui commença la même année avec la Première Guerre punique.
Si le général Hannibal hésitera longuement à détruire Rome alors qu’il la tenait dans ses mains, sans doute trop imprégné qu'il était par la conscience païenne de liberté et de respect, Rome, elle, n'hésitera pas cent vingt ans plus tard à rayer de la carte Carthage, la dernière ville libre du monde méditerranéen, générant une peur durable dans toute l’Europe.
Rome était grave et sérieuse car elle ne voulait pas mourir : elle voulait durer éternellement. Elle détestait le fatalisme des Étrusques qu’elle considérait comme du pessimisme alors qu’il n’était en réalité qu’une foi confiante en la destinée qui leur avait été tracée par les dieux et qui devait les conduire bien au-delà de ce monde.
C’est en réaction contre ce « fatalisme » que Rome développera sa doctrine qui est devenue aujourd’hui celle du progrès et de l’évolutionnisme : l’idée que, quelles que soient les difficultés, le monde ira toujours mieux, qu’il offrira toujours plus de sécurité et de plaisir. Il faut se rendre compte que, sans cette idée – qui n’existait pas chez les Anciens – jamais ne se seraient développées toutes les technologies que nous utilisons aujourd’hui.

CONCLUSION

Rome a réussi son pari. Par une ruse extrême, par une volonté de fer et par une politique d’absorption des forces adverses, elle a réussi à faire durer sa civilisation une ère de plus que ce qui lui était imparti par les dieux. Lorsque son empire méditerranéen ne pouvait plus tenir, elle muta en une « Église universelle », conservant son pouvoir occulte en attendant de pouvoir à nouveau le manifester extérieurement.
Et Rome est toujours vivante. On peut penser que l’Église catholique est faible mais son pouvoir sur le plan occulte est immense.
Cette volonté à toute épreuve aurait de quoi rendre admiratif si elle était tournée vers un but autre que la survie presque bestiale.
Rome ne veut pas mourir. Comme le corps d’un vieillard qui refuserait de s’éteindre, elle se protège derrière ses technologies, elle traque tous ceux qui pourraient encore abriter en eux une étincelle d’esprit et qui pourraient avoir soudainement l’inspiration de se révolter contre elle. Sa peur, elle la communique à l’ensemble de ceux qui lui sont soumis, qui se battent pour leur sécurité et pour conserver leurs privilèges… mais cette peur n’est-elle pas, au fond, qu’une illusion que les dieux cherchent à briser ?  

Sébatien V.
Nova Polis

lundi 5 mai 2014

Partie 1. L'Empire Google

« Don’t be evil » – prend tout son sens : ne prêtez pas de mauvais desseins à une firme pleine de bonnes initiatives.

Tout le monde connaît Google, mais sait-on que derrière ce moteur de recherche sympathique et efficace se cache la deuxième multinationale la plus puissante au monde qui, en fin 2013, s’est positionnée en bourse devant le géant du pétrole Exxon-Mobil ? Chaque semaine la firme californienne rachète de nouvelles entreprises, se positionnant en leader dans tous les domaines de la technologie de pointe. Rien de ce qu’elle entreprend n’échoue. Mais jusqu’où ira Google ? Quelle est sa stratégie ? À travers cet article, nous verrons que Google a un objectif politique bien précis. On peut le comprendre par son évolution au long de ces quinze dernières années ainsi qu’à travers les récentes déclarations de ses fondateurs.

L’information a toujours été au cœur de la stratégie de Google. Mais contrairement à ce que l’internaute lambda imagine, l’information qui intéresse le plus Google, ce n’est pas celle qui se trouve sur les milliards de pages du web, mais c’est avant tout les informations fournies par les utilisateurs eux-mêmes.
Chaque jour, quinze milliards de recherches sont lancées sur Google, par plus d’un milliards de personnes. Les mots-clés saisis, les liens cliqués sont méticuleusement enregistrés, stockés et analysés par de puissants programmes afin – dit-on – de rendre les recherches plus efficaces, et aussi pour permettre d’afficher des publicités mieux ciblées.
Dans le monde du commerce, si un produit est gratuit, comme on le sait, c’est que le véritable produit est le consommateur lui-même.
Dès sa fondation, Google s’est imposé grâce à une nouvelle méthode d’indexation des sites permettant d’évaluer leur popularité. Les premiers résultats sont toujours les pages qui plaisent au plus grand nombre de personnes. Quant aux informations valorisées par une minorité, elles sont reléguées aux oubliettes et disparaissent.  
Quand on sait que 95 % des utilisateurs se contentent des trois premiers résultats, on réalise que le moteur de recherche Google est un vecteur majeur de la pensée unique. Ce qu’il met en avant devient de facto une vérité universelle.
Prenons l’exemple d’une des mises à jour de Google, en 2011, qui entraîna 35 % de changements sur les résultats. Du jour au lendemain, des milliers de sites web devinrent invisibles, entraînant la faillite de centaines d’entreprises. Personne n’avait changé d’avis sur ces sociétés, mais Google avait décidé pour nous.  
Ceci démontre la puissance de ce moteur de recherches, qui est loin d’être seulement économique.
Google oriente l’information à l’échelle mondiale. On croit être libre en menant nos recherches, mais en réalité un puissant programme d’intelligence artificielle nous montre ce qu’il estime être bon pour nous. Et ce programme analyse nos moindres clics dans le but de mieux nous comprendre. À moins d’aller fouiller dans les milliards de pages indexées, on choisira ce que Google a présélectionné pour nous.
Au fil des années, le nombre de services « gratuits » offerts par Google s’est démultiplié (voir encart ci-contre). Mais lorsque l’on y réfléchit, on réalise que tous ces services ont pour but d’accumuler un maximum d’informations sur les êtres humains.   
Aujourd'hui, Google sait ce qu'on cherche, ce qu’on achète ou vend, de quoi on parle, où on va, qui on fréquente. Il connaît la moindre de nos habitudes. Nous influencer, nous guider devient pour lui un jeu d’enfants.

Source: Nova Polis

Partie 2. L'Empire Google

CONTRÔLE  DU  MONDE   RÉEL


Il y a seulement quelques années, on pouvait penser que cette surveillance ne concernait que le monde informatique et avait peu d’impact sur la réalité. Pourtant, nous voyons aujourd’hui qu’Internet est en train d’envahir le monde réel.  
L’objectif, à moyen terme, est que tout objet du monde réel soit identifié, enregistré, répertorié et que, grâce à Internet, on puisse avoir plus d’information sur cet objet.
C’est ce que l’on nomme l’« Internet des objets » et Google s’est dès le début positionné en leader dans ce domaine, notamment avec son service de cartographie Google Maps qui n’est cependant qu’une ébauche.
Le but de l’Internet des objets est de connecter tous les objets afin qu’ils puissent communiquer entre eux. Les voitures, les montres, les thermostats, les télévisions, les frigos, les cafetières, les vêtements et tous les autres objets de consommation sont amenés à être dotés d’une puce afin de pouvoir interagir entre eux.   
Google vient d’ailleurs de racheter Nest, une société spécialisée dans le développement des « maisons conscientes ». L’idée est que, lorsque l’on entre chez soi, les lumières puissent s’allumer automatiquement à la bonne intensité, la cafetière s’enclencher toute seule, la télé se mettre en marche sur notre chaîne préférée.   
Google, avec sa maîtrise de l’intelligence artificielle, est parfaitement apte à développer cette technologie. Tony Fadell, fondateur de Nest, déclarait lors du rachat : « Google nous aidera à réaliser pleinement notre vision de la maison consciente, et nous permettra de changer le monde ».   
L’ambition de ces ingénieurs est claire : ils comptent récolter le maximum de données sur les comportements humains afin de métamorphoser la vie sur Terre... Une vie qui sera toujours plus agréable puisque les objets qui nous entourent répondront à nos attentes. Cependant, face à des objets de plus en plus « conscients », capables d’interagir entre eux, l’homme sera lui-même rabaissé au rang d’objet.
Mais la technologie qui va rendre le plus « réel » l’Internet des objets, ce sont les lunettes de Google, les fameuses Google Glass que le géant expérimente depuis 2012 et qui seront lancées sur le marché américain en fin d’année, en partenariat avec RayBan.  
Ces lunettes connectées permettront d’accéder à la « réalité augmentée » rien qu’en scannant le réel. La dimension Internet se superposera au monde réel. Communiquant avec vous grâce à une technologie faisant passer le son par les os, Google pourra vous guider dans vos déplacements en temps réel, vous indiquant, par exemple, les meilleurs restaurants à proximité alors que vous marchez dans la rue.  
Vous aurez l’impression d’être clairvoyant et clairaudient. Sans lunettes, par contre, vous vous sentirez comme un autiste ne pouvant comprendre, ni interagir avec le monde extérieur.  
Le filtre Google vous coupera de la réalité. Vos sens seront altérés et il sera toujours plus difficile de faire la différence entre le réel et le virtuel, entre ce qui est la réalité objective et ce qui est suggéré par Google. Les enfants ayant grandi avec les Google Glass seront habitués à vivre uniquement dans le monde virtuel. Les tablettes et les smartphones les préparent déjà à cette mutation.

Source: Nova Polis

Partie 3. L'Empire Google

CONTRÔLE  DES  ÊTRES  HUMAINS


Alors que l’ensemble du monde réel est en train de fusionner avec le monde virtuel et que les objets deviennent de plus en plus intelligent, il est normal que les êtres humains désirent être « augmentés » eux-mêmes.   
Depuis des décennies, certains agitent le spectre d’un puçage général des populations. Mais ce puçage risque bien d’être désiré massivement compte-tenu des avantages proposés par les nouvelles technologies.
Google est à la pointe de cette évolution depuis qu’a été lancé Google Plus, présenté comme un véritable service d’identité qui a pour but, à terme, d’identifier tous les humains sur la planète.   
Lancé en grande pompe en 2011, il est déjà utilisé par 300 millions de personnes. Son concurrent Facebook, avec son milliard d’utilisateurs, ne résistera sans doute pas longtemps au rouleau compresseur Google.  
Mais la faiblesse de ce système est qu’il est difficile de garantir que celui qui se connecte sur un compte est bien le propriétaire du compte, et même que le nom utilisé sur le compte est bien le sien. Cela ne permet pas de sécuriser des achats, par exemple. C’est là que doit nécessairement intervenir une technologie de puçage.
En 2013, Motorola – propriété de Google – a déposé deux brevets allant dans ce sens : le premier pour une pilule microprocessée qui, une fois ingérée, transforme le corps de l’utilisateur en un système d’identification. Le second pour un tatouage high-tech comprenant un microphone intégré, un émetteur-récepteur sans fil et un bloc d'alimentation. Système informatique collé à la peau, l'outil pourra être connecté à un smartphone ou à des Google Glass.   
En combinant ces technologies, il sera possible de téléphoner, d’envoyer des messages, de filmer, d’identifier des objets sans avoir besoin de la moindre technologie apparente. Et surtout, comme les êtres humains seront parfaitement identifiés, il sera possible de faire des achats 100 % sécurisés sans carte de crédit.
Poussons maintenant les choses un peu plus loin.  
Imaginons une société où presque tout le monde dispose d’un profil Google Plus, ainsi que de lunettes Google.  
En vous promenant dans la rue, vous ne croisez plus seulement des êtres humains, mais vous voyez surtout les profils Google Plus qui s’affichent au-dessus d’eux, montrant leur centres d’intérêts, leurs amis, les derniers messages qu’ils ont laissés sur leur journal en ligne.   
Si vous avez des amis en commun, la personne clignotera sur vos Google Glass et vous irez à sa rencontre. Par contre, si vous croisez quelqu’un qui n’a pas de profil Google Plus, vous le considérerez comme quelqu’un de suspect, de « fermé », qui a quelque chose à cacher.
Ainsi Google non seulement influencera vos recherches sur Internet, mais aussi les lieux que vous fréquenterez et les personnes que vous aborderez.   
Vous continuerez à vous sentir libre, mais la quasi-totalité de vos choix auront, en fait, été « préselectionnés » par le cerveau de Google, qui orientera désormais non seulement vos pensées, mais aussi vos sentiments et vos actes.   
Source: Nova Polis

Partie 4. L'Empire Google

L’OBJECTIF TRANSHUMANISTE


Beaucoup trouveront les lunettes Google sympathiques, sans réaliser qu’en acceptant d’intégrer ces technologies, ils ont commencé à se transformer en robots. Le reste suivra tout seul.
Début 2014, les dirigeants de Google ont fait leur coming-out en tant que transhumanistes, leur but étant d’utiliser toute la puissance de la science pour rendre l’homme meilleur, plus intelligent, plus rapide, voire immortel.   
Les transhumanistes souhaitent créer le « post-humain », « augmenté » grâce à l’implantation de processeurs et organes artificiels. Ils croient en la compatibilité entre l’esprit humain et les ordinateurs, avec l’idée que la conscience pourra un jour être transférée sur support informatique. Pour eux, les êtres non-augmentés qui refuseront cette mutation formeront une sous-espèce, les « chimpanzés du futur ».
On pourrait penser qu’il s’agit-là d’un rêve qui ne se réalisera jamais. Mais il se trouve que Google est une des plus puissantes entreprises au monde, et qu’elle n’a essuyé aucun échec jusqu’à présent. Les fondateurs de Google ont les moyens de leur folie.
En 2009, Google est devenu l'un des principaux sponsors du mouvement transhumaniste en créant l’Université de la Singularité en partenariat avec la NASA. La « singularité » est le moment où la machine dépassera l’être humain, un moment que les transhumanistes attendent avec impatience.   
Le principal théoricien du transhumanisme et de la singularité, Ray Kurzweil, a été engagé par Google, en 2012, et placé à la tête de ses équipes de recherche.   
Depuis, Google se livre à des rachats en chaîne de sociétés à la pointe de la robotique et de l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, 40 % des ingénieurs en robotique dans le monde travaillent – parfois sans le savoir – pour Google et les résultats de leurs recherches sont intégrés dans des projets dirigés par son laboratoire secret, le Google X Labs.
Bien entendu, la firme prétend ne développer cette technologie que pour la mettre au service de l’homme, porter assistance aux personnes à mobilité réduite ou en fin de vie, aider à la manipulation de charges lourdes dans l’industrie, et rendre la vie des hommes plus pratique, plus agréable.   C’est de la publicité pour vendre un changement radical qui, de toute façon, se fera avec ou sans notre accord.
Source: Nova Polis

Partie 5. L'Empire Google

GOOGLE, UN PROJET POLITIQUE


Depuis le XVIe siècle, les utopistes qui ont rêvé d’un homme parfait, vivant éternellement dans la matière, ont également désiré mettre en place des cités où ce rêve serait non seulement toléré, mais même encouragé par l’ensemble de la société.  
Il en est de même pour les transhumanistes de Google qui souhaitent établir un paradis digital, où tout sera contrôlé par l’informatique – une sorte d’inversion matérialiste des mondes divins originels régis par l’Esprit.   
Ces datacenters, répartis à travers le monde, forment la toile d’araignée Google, une sorte de copie géante du système neuronal humain.   
Pourquoi mettre ces serveurs sur la mer, là où ils risquent le plus de s’endommager ? Parce que s’ils pouvaient être placés en eaux internationales, Google n’aurait plus de compte à rendre aux États.   
Les premières sont prévues pour cette année au large de San Francisco, financées par des multimilliardaires ayant fait fortune dans l’informatique. Les projets les plus aboutis deviendront réalité d’ici à la fin de cette décennie.   
Embryons de cités souveraines, elles permettront un développement technologique accéléré sans barrières fiscales, ni limites juridiques.   
Larry Page, le cofondateur de Google est clair : « Il y a beaucoup de choses importantes et excitantes que nous pourrions faire, mais nous en sommes empêchés parce qu’elles sont illégales […] En tant que spécialistes de la technologie, on devrait disposer d’endroits sûrs où l’on pourrait essayer des choses nouvelles et juger de leurs effets sur la société et les gens... »   
Et lorsque Larry Page parle de « choses illégales », il pense à tout ce qui touche au transhumanisme : modification des gênes, fusion des embryons avec des machines, trafic d’organes, etc. Le transhumanisme, pour se développer, a besoin de cobayes humains et les dirigeants de Google ont l’intention de mener librement leurs recherches.      
Normalement ce sont les États qui fondent des comités d’éthique pour réguler l’activité des entreprises. Google a-t-il l’intention de devenir un État à part entière ? Cela semble évident.    
Qui pourrait s’opposer aux projets indépendantistes du géant du web ? Sont-ce les États, qui peinent déjà à appliquer l’impôt sur les sociétés informatiques ? Google devrait un milliard à l’État français… mais il peut se permettre de faire attendre la France. La firme a déjà un capital plus important que le PIB de nombreux pays, alors que les États, eux, croulent sous la dette.   
Il est d’ailleurs probable que, d’ici à quelques années, Google sorte sa propre monnaie. De nombreuses expériences ont déjà lieu sur le web et Google attend sans doute le bon moment pour se lancer dans l’aventure.   
En cela, ils n’ont pas tort. Mais veut-on du nouveau monde qu’ils préparent si activement ?
Le « territoire » de Google se limite pour l’instant à ses datacenters, de gigantesques constructions ultra-sécurisées qui abriteraient plus de deux millions de serveurs (les chiffres exacts restent secrets).
Actuellement, Google investit énormément pour rendre ses datacenters énergétiquement autonomes, indépendants de tout support extérieur. Les datacenters de dernière génération sont flottants et peuvent être placés au milieu des océans.
L’idée de communautés offshore situées dans les eaux internationales fait rapidement son chemin parmi les transhumanistes.
Voilà donc le but de ces cités indépendantes projetées dans les eaux internationales : servir de laboratoires pour expérimenter la vie du futur.
D’ailleurs pour montrer qu’elle compte bien se réguler elle-même, la multinationale a d’ores et déjà établi un « comité d’éthique » afin de traiter ses problématiques juridiques futures.
Pour les oligarques de la Silicon Valley, les États sont dépassés. Leurs systèmes de gestion sont inefficaces et trop lents. Ils veulent un pouvoir privé et libertaire. Pour eux, les États sont des freins qu’il faut balayer, des représentants du vieux monde.
Source: Nova Polis

Partie 6. L'Empire Google

GOOGLE, UN PROJET MILITAIRE


La grande force de Google, en comparaison avec les États, c’est l’image sympathique que l’entreprise véhicule.    
Qui peut avoir de l’antipathie pour une entreprise qui offre tant de services gratuits ? Formuler une quelconque critique serait du négativisme malsain et la devise de Google – « Don’t be evil » – prend tout son sens : ne prêtez pas de mauvais desseins à une firme pleine de bonnes initiatives.
Pourtant, Google, sous son image « bon enfant », est géré à la façon d’un État-major militaire. Les informations-clés sont tenues secrètes, personne ne devant savoir ce que préparent ses ingénieurs au sein du Google X Labs. Les projets évoqués dans cet article ont été mûrement réfléchis dans ces laboratoires avant de sortir au grand jour.
Il faut réaliser que, jamais dans l’Histoire, une organisation n’aura eu autant d’influence sur l’économie mondiale, tout en ayant accès aux données personnelles de milliers d’individus.
Il y a de quoi se demander s’il n’y aurait pas un lien entre Google et l’armée américaine.
Les firmes technologiques américaines ont toujours entretenu des relations étroites avec l’armée la plus puissante au monde.   
Dans le cas de Google, ces liens ont l’avantage d’être particulièrement clairs puisqu’en 2012, Regina Dugan – alors directrice de la DARPA (l’agence chargée du développement technologique pour l’armée américaine) – a quitté ses fonctions pour rejoindre l’équipe dirigeante de Motorola, propriété de Google.   
Quelques mois plus tard, la firme déposait les brevets de technologie de puçage dont nous avons parlé. Est-ce Motorola qui a développé ces technologies ou ont-elles simplement été transférées des laboratoires de la DARPA pour être « offertes » au grand public ?   
Pour rappel, c’est la DARPA qui a inventé Internet en connectant dès 1970 les ordinateurs de quatre grandes universités américaines. C’est également elle qui a inventé le GPS dès les années 60, les drones sans pilotes, et qui travaille aujourd’hui sur les voitures volantes.  
Chaque année, la DARPA organise un prestigieux concours en robotique. En décembre 2013, six des huit gagnants étaient issus de sociétés rachetées par Google. La NASA fut complètement dépassée, n’atteignant que la cinquième place. Un symbole clair montrant la puissance de Google qui prend le dessus sur l’armée américaine… à moins qu’il ne s’agisse que d’un habile transfert.
En effet, la forme juridique de Google permet aux États-Unis de capter le savoir-faire technologique étranger par le jeu du lien secteur privé/secteur d’État, alors que l’armée américaine est limitée à faire ses recherches sur le seul territoire américain.  
Google a surtout l’avantage de se présenter comme une firme offrant des services gratuits et des gadgets « amusants » à ses utilisateurs. Tout le monde se méfie de l’armée américaine, mais personne ne prête de mauvaises intentions aux sympathiques dirigeants de Google.
Source: Nova Polis

Partie 7. L'Empire Google

CONCLUSION


Après ce tour d’horizon, nous comprenons que Google est un projet à la fois politique et militaire avec des objectifs très ambitieux.    
« Inspiré » par l’armée américaine et ayant atteint une puissance sans bornes, son statut supra-étatique n’est même plus dissimulé et deviendra visible sans doute à la fin de la décennie lorsque commenceront à être établies les cités Google, qui permettront à la firme d’accélérer le développement du projet transhumaniste.  
Google soigne son image d’entreprise au service de l’homme mais c’est en fait la servitude technologique et la mutation transhumaniste qui nous guettent dans un avenir proche.
Cependant, le futur n’est pas encore écrit. Google montre que les États représentent l’ancien monde et qu’ils sont dépassés. Il montre qu’il est possible, si nous le désirons, d’opérer une révolution radicale de la société en repartant de zéro.   

Nous pouvons nous aussi créer un futur où la spiritualité aura une place et où des valeurs telles que la vérité, la liberté et la fraternité ne seront pas que des mots vides.

Source: Nova Polis