Qu'on les appelle «Jésuites», ou Maîtres du monde, ou Mafia khazar de Rothschild, ils sont tous du pareil au même. Et les régimes leur importent peu.

lundi 17 novembre 2014

Histoire et révélation sur le bioterrorisme : Le cancer arme fatale pour les opposants aux USA

Par les temps qui courent ... 
Microbiologiste, un métier dangereux? 
À qui le dites-vous? 
May



Les autorités américaines ont réagi aux accusations du gouvernement du Venezuela selon lesquelles le grand leader de la Révolution bolivarienne, Hugo Chavez, a été éliminé par l’infection d’un virus du cancer.




Toutefois, les experts estiment qu’un si grand nombre de dirigeants latino-américains atteints de cancers (et comme par hasard, ceux de gauche !), à peu près en même temps, ne peut pas être expliqué par des causes naturelles. Parmi eux, en même temps que Chavez, le président argentin Nestor Kirchner, Cristina Kirchner qui l’a remplacé à son poste, le président brésilien Lula da Silva, Dilma Rousseff qui est arrivée au pouvoir après lui, le président paraguayen Fernando Lugo (qui a été renversé pendant le coup d’État de la droite en 2012 orchestré par la CIA, et peu de temps après, on lui a diagnostiqué un cancer du système immunitaire). Le dirigeant cubain Fidel Castro, c’est à peine qu’il soit resté en vie après une affection mystérieuse oncologique de l’intestin qui l’a frappé après le "Sommet des peuples" qui s’est tenu en 2006 dans la ville argentine de Córdoba.

Il est connu de peu de gens que, bien avant les expériences bestiales dans les camps de concentration de mort allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, les Américains réalisèrent des expériences similaires sur les habitants de l’Amérique latine sous l’égide de "l’Institut de Recherche Médicale" de Rockefeller.


Un des fanatiques, Cornelius Rhoads en 1931, écrit à son ami :

« Ici, à Porto Rico, tout va bien, sauf pour les Portoricains. Ils sont certainement les imbéciles les plus sales et les plus paresseux de la race des voleurs peuplant cet hémisphère. La santé publique, il faut un moyen quelconque pour les éliminer tous. Et j’ai tout fait pour accélérer le processus – j’en ai tué huit au cours d’expériences, et j’en ai infecté beaucoup par des cancers. L’assurance-maladie et les prestations sociales n’existent pas ici – et cela suscite de l’admiration chez les médecins qui peuvent librement soigner jusqu’à la mort et torturer leurs patients malchanceux ».

Le "Docteur" administrait par voie intraveineuse des substances biologiques qui provoquent le cancer, et au moins 13 patients sont décédés à la suite de ces expériences cruelles.

Dans les années 50, Rhoads est devenu directeur des programmes de recherche sur les armes chimiques et biologiques dans le centre de l’armée de Fort Detrick (Maryland), des terrains d’essais dans le désert de l’Utah et sur le territoire du canal de Panama. Il s’est ensuite rendu à la Commission des États-Unis sur l’énergie, et y a soumis des Américains ne soupçonnant rien à des irradiations radioactives pour déterminer le niveau de "radiation de sûreté" et l’incidence des tumeurs malignes dues à ces expériences.

Après la mort de Rhoads, l’Association américaine des oncologues a créé un prix en son nom. Cependant, en 2004, à la suite de révélations scandaleuses de ses expériences monstrueuses, le président de l’association, S. Horwitz, a déclaré que la plus haute distinction des oncologues des États-Unis ne serait plus associée au nom de Rhoads en raison de la "nature controversée de ses activités".

De tels gredins de la science aux États-Unis, il y en a treize à la douzaine, et ils ont testé presque toutes les saletés inventées au début en Amérique latine (sans oublier les expériences sur leurs propres citoyens). Après la guerre, le champ a été réduit en raison du fait que beaucoup de gens ont commencé à demander de l’aide médicale et scientifique à l’URSS. Mais après l’effondrement de l’Union soviétique devant ces écorcheurs de vastes perspectives se sont vraiment ouvertes.

Obama, à maintes reprises, a été contraint de présenter ses excuses auprès des pays d’Amérique latine pour les expériences sur des gens dans les années 40 – 50, qui ont conduit à la propagation de la syphilis et d’autres maladies sexuellement transmissibles, à la stérilité en masse et aux diverses épidémies. Cependant, de telles excuses (attention ! seulement après la publication de preuves irréfutables) ne rendront pas la vie à des millions de morts et de victimes du bioterrorisme des États-Unis, aussi bien que ne conduiront pas à la fin de ces "expériences" dans l’avenir (selon le principe "pas vu, pas pris").

Depuis la fin des années 60, le développement et la création accélérés de différentes mutations du virus du cancer ont démarré. Les travaux ont été coordonnés avec "l’Institut National d’Oncologie", qui officiellement mettait au point le traitement de la "maladie du siècle", et officieusement était impliqué dans les projets de la CIA par l’utilisation du virus du cancer à des fins militaires et politiques.

En dépit de la signature solennelle, en 1972, à Moscou, à Londres et à Washington, de la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction (CABT), le travail à Fort Detrick allait d’arrache-pied et, vers 1977, 60 000 litres de virus cancérigènes et immunosuppresseurs ont été produits.

Dans ces travaux ont activement participé les professeurs R. Purcell, M. Hillerman, S. Krugman et R. McCollum, qui ont utilisé un "cocktail" de virus de l’hépatite B en combinaison avec une substance oncogène pour des expériences non seulement sur des macaques rhésus et des chimpanzés, mais aussi sur des étudiants américains de l’école publique pour enfants handicapés mentaux de Willowbrook.

En 1971, la société pharmaceutique américaine "Litton Bionetics" a signé des contrats avec un certain nombre de pays africains pour l’étude de patients atteints de cancer avec le lymphome de Burkitt lié au virus d’Epstein-Barr, ainsi que de la leucémie et du sarcome. Curieusement, le lymphome de Burkitt a été diagnostiqué pour la première fois dans l’ouest de l’Ouganda après le travail des laboratoires du "Centre National de Cancer des États-Unis", ainsi que d’autres institutions médicales sponsorisées par Rockefeller.

Un des experts, R. King, a déclaré dans les années 80 que des experts des États-Unis infectaient des personnes de sarcome pour « identifier le génome viral par la remise en culture, l’hybridation, la recombinaison de virus, de mutations et d’autres techniques. »

Lors des audiences à la commission sénatoriale Church en 1975, le Dr Charles Senseni, qui avait travaillé dans le laboratoire de Fort Detrick, a avoué que, pour l’élimination des indésirables, la CIA utilisait des substances biologiquement actives qui provoquaient des maladies cardiaques et le cancer galopants. Il a montré des échantillons d’armes au moyen desquels les victimes désignées étaient infectées. 

Parmi ceux-ci, il y avait un parapluie tirant des fléchettes minuscules lors de son ouverture, ainsi qu’un pistolet à air comprimé tirant avec des aiguilles traitées avec du poison surgelé. Étant aussi épaisses qu’un cheveu humain et ayant la longueur de quelques millimètres, ces aiguilles passaient à travers le tissu des vêtements, sans être endommagées, l’injection provoquait une douleur pas plus forte qu’une piqûre de moustique, en fondant instantanément sous la peau.

Parmi les "nouveautés", des bioterroristes américains ont également montré des aérosols pour infecter les "cibles" de maladies mortelles après la pulvérisation par avion, ainsi que des "virus sautants" se propageant par les insectes (puces, araignées, moustiques) qui sautent ou volent d’animaux infectés à l’homme. La CIA était le "pionnier" dans les moyens de contagion par injection, inhalation, contact de la peau avec les vêtements contaminés, à travers le système digestif lors de la prise de nourriture, de boissons et même en utilisant du dentifrice.

Certains experts estiment que l’un des premiers leaders politiques indésirables aux USA, infecté par la nouvelle arme biologique du cancer, était le président d’Angola, Agostinho Neto. Il est décédé à l’hôpital clinique central de Moscou en 1979 à l’âge de 57 ans d’une forme fulminante de cancer inconnue jusqu’ici. Une autre victime était l’ancien président chilien Eduardo Frei, qui s’est opposé ouvertement au protégé des États-Unis, le général Pinochet. Frei est mort à l’hôpital de Santiago en janvier 1982, après avoir contracté une maladie passagère inconnue après avoir passé une visite médicale ordinaire.

Alors, peut-être que dans 50 ans, les archives de la CIA seront déclassifiées, et les mystères de la mort d’Hugo Chavez et d’autres dirigeants internationaux seront connus. Il existe une telle quantité de documents sur l’utilisation des virus du cancer par les services américains de renseignement, que l’existence de cette arme ne vient même pas en question. La seule question qui se pose – c’est comment il a été "introduit" et qui était l’exécutant direct.

"Virus absolu— SIDA

« Dans les 5 à 10 prochaines années, il sera possible de créer un virus synthétique qui n’existe pas dans la nature, et qui ne peut pas être réprimé par le système immunitaire humain ; de nouveaux virus créés artificiellement seront inabordables pour les médicaments, il est inutile d’utiliser contre ces derniers des moyens conventionnels de traitement des maladies infectieuses, les antibiotiques, les vaccins et les antidotes

Cette déclaration sensationnelle a été faite par le chef expert-virologue militaire D. MacArthur en 1969 devant les commissions du Congrès ("Commission Sykes"), qui était chargé de donner les recommandations sur l’allocation des fonds budgétaires pour l’armée. Et il n’a pas demandé beaucoup – environ 10 millions de dollars seulement !

L’argent a été accordé et des centaines de scientifiques et d’experts ont été mobilisés pour le travail. L’un des créateurs du virus du SIDA, apparemment, était le Dr RobertGallo, qui en 1987 a même reçu du ministère de la Santé américain le brevet établissant sa priorité dans l’invention du "virus réprimant le système immunitaire de l’homme".

La maladie s’est échappée des laboratoires et pour la première fois a été constatée au printemps 1981 en Californie (USA). Et elle n’avait rien à voir (comme les Américains essayent de nous convaincre) avec l’Afrique ni avec les "petits singes verts".

En mai 1987, Times de Londres a publié un article affirmant que la vaccination contre la variole en Afrique (à l’initiative des "humanistes" du ministère de la Santé des États-Unis) a causé une épidémie du SIDA. Et des millions de personnes ont été vaccinées ! Ensuite, une telle "vaccination" a été réalisée à Haïti, au Brésil et dans d’autres pays.

Les accusations des États-Unis dans la fabrication du virus du SIDA ont déjà commencé depuis le milieu des années 80. Le professeur berlinois de l’Université Humboldt, Jakob Segal, a affirmé que ce virus est un « produit de l’expérience, réalisée en laboratoire dans le but de créer des armes biologiques ». Dans les médias américains, tout cela était présenté comme de "la propagande soviétique". Mais dans les années 90, le docteur Gallo en personne a annoncé qu’il avait testé encore une souche "alternative" du SIDA, qui peut pénétrer dans l’organisme par les cellules épithéliales (c’est-à-dire, à travers la peau), ce qui augmente le risque de maladie par pulvérisation de la substance active dans l’atmosphère.

Dr Stan Monteith a été parmi les premiers qui encore en 1981 a décrit l’énorme potentiel épidémique de ce nouveau virus, les conséquences potentiellement catastrophiques de son utilisation par "l’élite mondiale" et a également prouvé son caractère artificiel.

La principale différence avec le "virus absolu" est qu’il ne détruit pas seulement le système immunitaire. Il transforme les anticorps (produits par le système immunitaire pour lutter contre les virus) en propagateurs du virus, c’est-à-dire, les principaux défenseurs du corps en ses destructeurs ! Le virus parasite les anticorps et naît à l’intérieur de ceux-ci. De telles caractéristiques n’ont jamais été observées dans aucun des virus ou des bactéries connus de la science.

Et cette nouvelle propriété empêche jusqu’à présent toute tentative de créer un vaccin contre le SIDA. C’est pourquoi, au fil des ans, aucun médicament efficace contre cette maladie n’a été trouvé.

Le nombre de personnes infectées par le SIDA n’est toujours pas connu, car même aux États-Unis le gouvernement empêche toutes les initiatives visant au moins une estimation approximative. Selon de diverses estimations, entre 50 à 100 millions de personnes sont infectées du SIDA. Surtout en Afrique – dans certains pays (Ouganda, Kenya), plus de 50 % de la population souffrent de cette terrible maladie.

Il est considéré que jusqu’ici quelque 40 millions de personnes sont mortes du SIDA – presque autant de morts que dans la Seconde Guerre mondiale !



jeudi 2 octobre 2014

Les guerres secrètes de Washington

À cause de l'inflexibilité démoniaque des frères Dulles ...  

Paul  Craig Roberts
mardi 30 septembre 2014

Traduit par Résistance 71 

Allen Dulles, Jésuite en chef
On pourrait maintenant penser que même les Américains auraient compris le flot constant de fausses alarmes que Washington déclenche afin de tromper les gens et les forcer à soutenir son agenda caché. 



Le public a gobé le mensonge au sujet des Talibans en Afghanistan qui seraient des terroristes affiliés à Al Qaïda. Des Américains ont combattu une guerre de 13 ans pour enrichir l'entreprise de Dick Cheney, Halliburton, et bien d'autres intérêts privés, tout cela pour que cela se termine en un autre échec de Washington.  

Le public a aussi gobé le mensonge disant que Saddam Hussein en Irak avait des "armes de destruction massive" qui étaient une menace pour l'Amérique et que si les Etats-Unis n'envahissaient pas l'Irak, les Américains se retrouvaient à risques de voir "un champignon atomique au-dessus d'une ville américaine". Avec la montée de l'EIIL, cette longue guerre est apparemment loin d'être finie. Des milliards et des milliards de dollars de profits supplémentaires vont s'engranger dans les coffres des entreprises du complexe militaro-industriel et de la sécurité américain alors que Washington combat ceux qui redessinent les fausses frontières du Moyen-Orient créées par les Britanniques et les Français après la première guerre mondiale lorsque ceux-ci s'emparèrent des territoires appartenant précédemment à l'empire Ottoman.  

Le public américain a gobé les mensonges au sujet de Kadhafi et de la Libye. Ce pays auparavant stable et prospère est maintenant livré à un chaos sans nom.   

Le public américain a gobé le mensonge disant que l'Iran a ou est en train de construire des armes nucléaires. Sanctionné et diabolisé par l'occident, l'Iran s'est réorienté vers l'Est, retirant de ce fait un des plus gros producteurs de gaz et de pétrole de l'influence occidentale.  

Le public a aussi gobé le mensonge qu'Al-Assad de Syrie avait utilisé des "armes chimiques contre son propre peuple". Les djihadistes que Washington a formé et envoyé renverser Assad sont devenus, en tout cas selon la propagande de Washington, une menace pour l'Amérique.   

La plus grande menace pour le monde est l'insistance de Washington pour maintenir son hégémonie. L'idéologie d'une poignée de néo-conservateurs est la base de cette insistance. Nous devons faire face à la situation où une poignée de psychopathes néo-conservateurs américains ont décidé de déterminer la destinée de nations entières.   

Beaucoup continuent de croire les mensonges de Washington, mais de plus en plus le monde voit Washington comme étant la plus grande menace à la paix et à la vie sur terre. L'affirmation que les Etats-Unis sont cette nation "exceptionnelle et indispensable" (NdT: fondée sur la doctrine dite de la "destinée manifeste" que les yankees prennent tout à fait au sérieux...) est utilisée pour justifier du "droit" de Washington à dicter sa volonté aux autres pays.   

Les victimes des bombardements de Washington sont invariablement des civils et les morts de ces personnes vont produire plus de recrues pour l'EI. Il y a déjà des appels pour que Washington ramène les "bottes au sol" (NdT: la bidasserie) en Irak, autrement, disent ces voix "la civilisation occidentale est condamnée et nos têtes seront coupées". La nouvelle propagande fabriquée de la "menace russe" demande toujours plus de dépense de l'OTAN et toujours plus de bases militaires aux frontières de la Russie. "Une force d'action rapide" est en train d'être créée pour répondre au plus vite à une menace non-existante en provenance de la Russie et de sa supposée invasion des états baltes et de la Pologne, puis de l'Europe. 


mardi 23 septembre 2014

L'Aurore rouge 2: Déclaration finale du sommet de l’Otan tenue au pays de Galles les 4 et 5 septembre 2014

    Un texte affreusement long en 113 points (écrit sans doute avec l'intention cachée de décourager les gens de le lire ...).    Prenez tout votre temps, rien ne presse. 

Déclaration du sommet du Pays de Galles publiée par les chefs d’État et de gouvernement participant à la réunion du Conseil de l’Atlantique Nord tenue au pays de Galles les 4 et 5 septembre 2014
1. Nous, chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Alliance atlantique, nous sommes réunis au pays de Galles à un moment charnière pour la sécurité euro-atlantique. Les actions agressives de la Russie à l’encontre de l’Ukraine ont fondamentalement mis à mal notre conception d’une Europe libre, entière et en paix. L’instabilité croissante dans notre voisinage méridional, du Moyen-Orient à l’Afrique du Nord, ainsi que les menaces transnationales et multidimensionnelles, compromettent également notre sécurité. Ces éléments peuvent tous avoir des conséquences à long terme pour la paix et la sécurité dans la région euro-atlantique, et pour la stabilité à l’échelle mondiale.


2. Notre Alliance demeure une source essentielle de stabilité dans un monde imprévisible. Ensemble, nous sommes unis, en tant que démocraties solides, dans notre attachement au Traité de Washington et aux objectifs et aux principes de la Charte des Nations Unies. Fondée sur la solidarité, la cohésion de l’Alliance et l’indivisibilité de notre sécurité, l’OTAN reste le cadre transatlantique pour une défense collective solide et le forum essentiel pour les consultations et la prise de décisions entre Alliés en matière de sécurité. La responsabilité première de l’Alliance est de protéger et de défendre le territoire et la population de ses pays membres contre une attaque, conformément à l’article 5 du Traité de Washington. Comme nous l’avons indiqué dans la Déclaration transatlantique que nous avons diffusée aujourd’hui, nous sommes déterminés à resserrer encore le lien transatlantique et à mobiliser les ressources, les capacités et la volonté politique nécessaires pour faire en sorte que notre Alliance reste prête à répondre à tout défi. Nous sommes prêts à agir ensemble et de manière décisive afin de défendre la liberté et nos valeurs communes que sont la liberté individuelle, les droits de l’homme, la démocratie et l’état de droit.
3. Nous réaffirmons aujourd’hui notre détermination à remplir les trois tâches fondamentales inscrites dans notre concept stratégique, à savoir la défense collective, la gestion de crise et la sécurité coopérative. Ici, au pays de Galles, nous avons pris des décisions afin de répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain. Nous réaffirmons notre ferme engagement à assurer la défense collective et à garantir sécurité et assurance pour tous les Alliés ; nous adaptons nos opérations, y compris en Afghanistan, à la lumière des progrès accomplis et des défis restant à relever, et nous renforçons nos partenariats avec des pays et des organisations du monde entier afin de mieux développer la sécurité ensemble.
4. Chaque jour, nos troupes assurent la sécurité, qui est le fondement de notre prospérité et de notre mode de vie. Nous rendons hommage à tous les hommes et les femmes des pays de l’Alliance et des pays partenaires qui ont servi et qui continuent de servir avec bravoure dans le cadre des opérations et missions dirigées par l’OTAN. Nous devons une reconnaissance éternelle à tous ceux qui ont perdu la vie ou ont été blessés, et nous exprimons notre profonde sympathie à leurs familles et à leurs proches.
5. Soucieux de faire en sorte que notre Alliance soit prête à répondre rapidement et fermement aux nouveaux défis de sécurité, nous avons approuvé aujourd’hui le plan d’action « réactivité ». Ce plan comporte un paquet cohérent et global de mesures nécessaires permettant de faire face aux changements dans l’environnement de sécurité aux frontières de l’OTAN et au-delà, source de préoccupation des Alliés. Il apporte une réponse aux défis posés par la Russie, ainsi qu’à leurs incidences stratégiques. Il vise également à répondre aux risques et aux menaces émanant de notre voisinage méridional, à savoir le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Ce plan renforce la défense collective de l’OTAN. Il renforce également notre capacité de gestion de crise. Ce plan contribuera à garantir que l’OTAN reste une Alliance forte, préparée, robuste et réactive, capable de faire face aux défis actuels et futurs, d’où qu’ils puissent venir.
6. Les éléments du plan incluent des mesures visant tant à répondre au besoin continu d’assurance des Alliés qu’à prévoir l’adaptation de la posture militaire stratégique de l’Alliance.
7. Les mesures d’assurance comprennent une présence aérienne, terrestre et maritime continue et une activité militaire significative dans l’est de l’Alliance, toutes deux par rotation. Elles répondront au besoin fondamental essentiel d’assurance et de dissuasion, et elles sont flexibles et modulables face à l’évolution de la situation de sécurité.
8. Les mesures d’adaptation englobent les composantes requises pour que l’Alliance puisse faire pleinement face aux défis de sécurité auxquels elle pourrait être confrontée. Nous renforcerons de manière significative la réactivité de notre Force de réaction de l’OTAN (NRF), en mettant en place des ensembles de forces capables de se déplacer rapidement et de faire face à des défis et menaces potentiels. Dans ce cadre, nous établirons une Force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation (VJTF), une nouvelle force interarmées alliée capable de se déployer en quelques jours pour répondre aux défis qui se posent, en particulier à la périphérie du territoire des pays de l’OTAN. Cette force devrait comporter une composante terrestre avec les éléments aériens, maritimes et d’opérations spéciales appropriés à disposition. La disponibilité opérationnelle des éléments de la VJTF sera testée par des exercices sur court préavis. Nous établirons également une présence appropriée de moyens de commandement et de contrôle et certains éléments facilitateurs en place sur le territoire des Alliés orientaux en tout temps, grâce aux contributions des Alliés selon le principe de rotation, en mettant l’accent sur la planification et les exercices sur la base de scénarios de défense collective. Ces éléments faciliteront aussi, au besoin, le renforcement des Alliés situés à la périphérie de l’OTAN, à des fins de dissuasion et de défense collective. Nous améliorerons encore la capacité de l’OTAN à renforcer rapidement et efficacement ces Alliés, y compris par la préparation des infrastructures, le prépositionnement d’équipements et d’approvisionnements, et la désignation de bases spécifiques. À cet égard, un soutien approprié du pays hôte sera déterminant. Nous ferons également en sorte que les forces des pays de l’Alliance maintiennent la réactivité et la cohérence voulues, nécessaires pour mener toute la gamme des missions de l’OTAN, y compris pour décourager une agression contre les pays de l’OTAN et montrer que l’Alliance est prête à défendre son territoire. Nous renforcerons nos forces navales permanentes (SNF) pour améliorer la connaissance de la situation maritime et être en mesure de conduire toute la gamme des opérations maritimes conventionnelles.
9. Nous veillerons à ce que l’actuelle structure de commandement de l’OTAN reste robuste, souple, et à même de prendre en charge tous les éléments d’un commandement et d’un contrôle efficaces face à des défis simultanés ; cela implique entre autres un centrage régional afin de tirer parti de l’expertise régionale et d’améliorer la connaissance de la situation. Les Alliés contributeurs augmenteront la disponibilité opérationnelle et les capacités du quartier général du corps multinational nord-est et renforceront son rôle de plate-forme de coopération régionale. Nous renforcerons nos moyens de renseignement et de connaissance de la situation stratégique et nous donnerons un regain d’importance à la planification préétablie.
10. Nous établirons un programme d’exercices renforcé en nous attachant tout particulièrement à mettre en pratique la défense collective, y compris pour tester des réponses globales à des scénarios civilo-militaires complexes. L’initiative d’interconnexion des forces (CFI) que nous avons approuvée à Chicago contribuera à garantir une cohérence totale entre les éléments relatifs à l’entraînement et aux exercices dans le plan d’action « réactivité ».


lundi 25 août 2014

BAM: La banque anonyme mondiale



Joël La Bruyère
NovaPolis
Grâce au symbole de l’argent qu’ils ont érigé en dieu tout-puissant dans le monde, les maîtres de la finance ont pris le pouvoir sur l’humanité. Ils détournent l’énergie vitale et se l’approprient par le mécanisme économique et l’escroquerie bancaire. L’homme n’est plus maître de sa force vitale puisqu’il doit travailler dans la crainte et sous la menace pour acheter l’argent qui lui permettra de survivre.  

Beaucoup de considérations philosophiques ont été exprimées sur l’argent et l’exploitation, du point de vue libéral ou marxiste. Nous n’y accordons aucun intérêt. La vérité est que l’argent est une invention qui permet de déposséder l’être de son énergie en le vampirisant. Riches et pauvres sont attachés à la roue de l’argent et ne connaissent pas de répit, soucieux de la richesse ou de la misère jusqu’à la mort.

L’ARGENT EST LE FLÉAU DU MONDE.


Toutes les considérations politiques et idéologiques sont dérisoires tant qu’on ne s’attaque pas à la racine du mal de la civilisation matérialiste, qui est la dépendance de l’être vis-à-vis de l’argent. Nous n’allons pas élaborer une théorie supplémentaire sur l’économie juste et fraternelle. Ces mots sonnent creux puisque l’argent – papier ou virtuel – appartient aux vampires de la finance qui, après avoir mis un prix sur chaque chose, déclarent : « Tout est à nous. Il faut nous rembourser le prix de votre vie. » Vous serez étonnés d’apprendre que l’argent peut acheter vos consciences. Et c’est le but de cette invention : tout contrôler par la tyrannie de la dette. 
Nous pouvons fournir les preuves métaphysiques que les « maîtres de l’argent » ont acheté la Terre et que les âmes qui transitent dans cette zone doivent rembourser le prix des corps qu’elles occupent, autant que l’eau qu’elles boivent et, prochainement, l’air qu’elles respirent. Alors que l’abondance règne dans l’Univers, ici, dans ce coin maléfique de la galaxie, il faut payer pour vivre.

L’EXISTENCE EST UN PRÊT AVEC INTÉRÊT


Chaque âme ou, si l’on préfère, chaque individualité, appartient à un ensemble et vient au monde dans une famille nationale dont elle représente une parcelle. 
Un être endosse à sa naissance le karma du pays où il naît. C’est une donnée dont on ne peut se soustraire.  
Chacun hérite de la dette spirituelle et matérielle de sa nation d’origine. Il la partage et la supporte, à sa mesure et selon les conditions dictées par le gouvernement du pays qui le soumet à ses lois. Notre destin individuel est donc assujetti au destin du peuple au sein duquel nous voyons le jour. Nous pouvons feindre de l’ignorer et nous croire libre, mais la loi vient nous rappeler que notre liberté est sous caution. Nous portons la dette nationale autant que notre dette karmique personnelle. 
Comme les États sont piégés par l’endettement imposé par la Banque Anonyme Mondiale (BAM), nous devons partager le remboursement. Nous naissons alors avec un commandement à payer au-dessus de notre tête. Nous venons au monde endettés énergétiquement, et pas seulement moralement comme une interprétation simpliste de la loi du karma le laisse croire. Nous sommes, dès notre naissance, dépossédés en principe de notre énergie vitale qui est quantifiée sur un compte bancaire occulte. 
Notre vie doit donc être remboursée, et tout ce que nous croyons posséder n’est qu’un prêt avec intérêts. Voilà pourquoi l’homme est accablé dès le début de son parcours et qu’une peur le ronge tout au long de sa vie. Les huissiers de la banque occulte nous ont à l’œil ! Ce n’est pas une situation naturelle, mais la conséquence dramatique de l’endettement de notre pays de naissance, dont l’État est pieds et poings liés à la BAM à cause d’une dette nationale qui grossit sans fin par les intérêts. 
Nous naissons endettés et on nous fera payer jusqu’à la dernière goutte de sueur. On nous fera crever de faim pour nous apprendre à vivre. On nous fera trimer. Nous fabriquerons des chaussures pour tout le monde, mais nous continuerons à marcher pieds nus. Ce phénomène d’endettement existe depuis que l’argent circule dans le réseau de la spéculation financière. Chaque chose sur laquelle on met un prix perd sa valeur réelle. Tout peut recevoir une étiquette, tout peut s’acheter et se vendre, corps et âmes. 
Une chose perd sa valeur d’utilité ou de beauté intrinsèque pour recevoir une valeur artificielle. La Terre entière avec toutes ses créatures est la propriété de puissances occultes qui ne sont pas décidées à baisser le prix du loyer de l’existence. Ces puissances ont investi l’argent dans ce but : s’accaparer le monde. Et elles l’ont fait. Alors, vous ne possédez rien et votre argent ne vous appartient pas.

Votre petite maison et votre jardinet pour lesquels vous avez économisé sont la propriété de la BAM, qui vous les concèdent selon un viager. Progressivement, la propriété privée va disparaître et il ne restera que des occupants endettés, jouissant de leur bien sous un statut de bail à durée indéterminée. Ensuite, l’État, qui n’est plus libre à cause de la dette, va tout accaparer, non pour lui-même, mais pour les créanciers qui le pressent de rembourser ce dont il ne peut plus s’acquitter.  
Les humains sont des âmes prolétaires (privées de pouvoir) vivant dans des pays dont les États ne s’appartiennent plus eux-mêmes.

QUI SONT LES CRÉANCIERS DE LA DETTE ?


Considérez bien cette situation. Votre pays est endetté jusqu’au ciel. Les politiciens n’en parlent pas car cela défie l’imagination. Parfois, un contestataire politiquement incorrect évoque le montant faramineux de la dette pour stimuler une réaction, mais il se garde bien de donner le nom des créanciers, l’identité réelle des patrons de la Banque Anonyme. Les gens disent : « L’argent appartient à la banque », mais ils oublient que la banque appartient à des personnes physiques. 

La classe politique parle de la dette avec une sorte de crainte religieuse. On ne discute pas de la dette, car elle est comme une fatalité divine. Si vous êtes un peu perspicace, vous l’aurez compris : la dette que chaque pays doit à la Banque Anonyme est la preuve que les États ne s’appartiennent pas. 

Les politiciens initiés le savent, et s’ils évitent d’en parler, c’est parce que leur carrière dépend de cette épée de Damoclès suspendue sur leurs raisonnements économiques oiseux. Et si quelqu’un demandait : « Au fait, à qui doit-on cette dette ? », c’en serait fini de la carrière de cet importun. On se tournerait vers lui et d’un air compatissant on lui répondrait : « Mais à la Banque, bien sûr ! » 
Bien entendu, les dirigeants ne se soucient pas vraiment du remboursement, car ils savent que celui-ci ne sera jamais exigé puisque les huissiers de la BAM ont déjà fait main basse sur le monde entier. 
L’argent que l’État a emprunté pour financer l’aménagement de votre pays et sa défense est une dette qui retombe sur vous. Ne croyez pas qu’un autre doit payer. Vous payez en ce moment. Vous aurez peut-être de la peine à vous représenter cette situation : vous devez personnellement beaucoup d’argent à quelqu’un que vous ne connaissez pas. En fait, vous ne savez même pas que vous êtes endetté ainsi que tous vos concitoyens. Parfois, vous entendez parler de la dette, mais cela ne vous interpelle pas le moins du monde. 
Pourtant, à partir du moment où vous êtes incarné dans un peuple, vous êtes solidaire de ses actes et de ses déboires. Vous vous croyez libre, mais les maîtres de l’argent ne voient pas les choses comme vous. Ils vous ont dépossédé de votre énergie vitale en vous laissant juste de quoi survivre, tout en vous submergeant de besoins inutiles, afin que vous ne puissiez jamais rembourser. 
Les patrons de la banque internationale, qui ne sont pas si anonymes que cela, retiennent votre vitalité. De toute façon, lorsque vous essayez d’attirer l’argent à vous, il vous échappe, car son accumulation dépend d’une clé magique dont eux seuls connaissent l’usage. Eux seuls ont la clé, ainsi que les riches et les puissants qui ont fait le pacte en désirant l’argent plus que la lumière.
Sur cette Terre, les êtres vivants sont des serviteurs du système. Chacun court après le grand serpent argenté qui s’insinue partout et qui corrompt tout. Même les êtres dénués d’avidité sont angoissés pour trouver le minimum vital. Que l’on soit riche ou pauvre, l’argent nous tient. Notre âme est retenue prisonnière dans un mode de vie fabriqué pour le profit des maîtres de la BAM. C’est pourquoi, aujourd’hui, vous êtes affaiblis et apathiques. Vous êtes endettés et les huissiers planétaires ne se sont pas emparés de vos biens matériels, mais de votre liberté. C’est le pouvoir absolu sur votre âme qu’ils convoitent.

jeudi 7 août 2014

Qui est l'ennemi ?



Thierry Meyssan
Réseau Voltaire
lun., 04 août 2014 12:00 CDT


Chacun a son opinion pour expliquer les massacres commis par l'État d'Israël à Gaza. Alors que dans les années 70 et 80, on y voyait une manifestation de l'impérialisme anglo-saxon, beaucoup l'interprètent aujourd'hui comme un conflit entre juifs et arabes. Revenant sur la longue période - quatre siècles d'Histoire - , Thierry Meyssan, consultant auprès de plusieurs gouvernements, analyse l'origine du sionisme, ses véritables ambitions, et détermine qui est l'ennemi. 

La guerre, qui se poursuit sans interruption depuis 66 ans en Palestine, a connu un nouveau rebondissement avec les opérations israéliennes « Gardiens de nos frères », suivie de « Roc inébranlable » (traduit étrangement dans la presse occidentale en « Bordure protectrice »). 

À l'évidence, Tel-Aviv - qui avait choisi d'instrumenter la disparition de trois jeunes Israéliens pour lancer ces opérations et « déraciner le Hamas » afin d'exploiter le gaz de Gaza, conformément au plan énoncé en 2007 par l'actuel ministre de la Défense [1] - a été dépassé par la réaction de la Résistance. Le Jihad islamique a répondu par l'envoi de roquettes à moyenne portée très difficiles à intercepter, qui se sont ajoutées à celles lancées par le Hamas. 

La violence des événements, qui ont déjà coûté la vie à plus de 1500 Palestiniens et 62 Israéliens (mais les chiffres israéliens sont soumis à la censure militaire et sont probablement minorés), a soulevé une vague de protestation dans le monde entier. En plus de ses 15 membres, le Conseil de sécurité, réuni le 22 juillet, a donné la parole à 40 autres États qui entendaient exprimer leur indignation devant le comportement de Tel-Aviv et sa « culture de l'impunité ». La séance, au lieu de durer les 2 heures habituelles, en a duré 9 [2]. 

Symboliquement, la Bolivie a déclaré Israël « État terroriste » et a abrogé l'accord de libre-circulation le concernant. Mais d'une manière générale, les déclarations de protestation ne sont pas suivies d'une aide militaire, à l'exception de celles de l'Iran et symboliquement de la Syrie. Tous deux soutiennent la population palestinienne via le Jihad islamique, la branche militaire du Hamas (mais pas sa branche politique, membre des Frères musulmans) et le FPLP-CG. 

Contrairement aux précédents (opérations « Plomb durci » en 2008 et « Colonne de nuée » en 2012), les deux États qui protègent Israël au Conseil (les États-Unis et le Royaume-Uni), ont facilité l'élaboration d'une déclaration du président du Conseil de sécurité soulignant les obligations humanitaires d'Israël [3]. De fait, au-delà de la question fondamentale d'un conflit qui dure depuis 1948, on assiste à un consensus pour condamner au minimum le recours d'Israël à un emploi disproportionné de la force. 

Cependant, cet apparent consensus masque des analyses très différentes : certains auteurs interprètent le conflit comme une guerre de religion entre juifs et musulmans ; d'autres y voient au contraire une guerre politique selon un schéma colonial classique. Que faut-il en penser ? 

Qu'est ce que le sionisme ? 

Au milieu du XVIIe, les calvinistes britanniques se regroupèrent autour d'Oliver Cromwell et remirent en cause la foi et la hiérarchie du régime. Après avoir renversé la monarchie anglicane, le « Lord protecteur » prétendit permettre au peuple anglais de réaliser la pureté morale nécessaire pour traverser une tribulation de 7 ans, accueillir le retour du Christ et vivre paisiblement avec lui durant 1 000 ans (le « Millenium »). Pour ce faire, selon son interprétation de La Bible, les juifs devaient être dispersés aux confins de la terre, puis regroupés en Palestine et y reconstruire le temple de Salomon. Sur cette base, il instaura un régime puritain, leva en 1656 l'interdiction qui était faite aux juifs de s'installer en Angleterre et annonça que son pays s'engageait à créer en Palestine l'État d'Israël [4

La secte de Cromwell ayant été à son tour renversée à la fin de la « Première Guerre civile anglaise », ses partisans tués ou exilés, et la monarchie anglicane ayant été rétablie, le sionisme (c'est-à-dire le projet de création d'un État pour les juifs) fut abandonné. Il ressurgit au XVIIIe siècle avec la « Seconde Guerre civile anglaise » (selon la dénomination des manuels d'Histoire du secondaire au Royaume-Uni) que le reste du monde connaît comme la « guerre d'indépendance des États-Unis » (1775-83). Contrairement à une idée reçue, celle-ci ne fut pas entreprise au nom de l'idéal des Lumières qui anima quelques années plus tard la Révolution française, mais financée par le roi de France et conduite pour des motifs religieux au cri de « Notre Roi, c'est Jésus ! ». 

George Washington, Thomas Jefferson et Benjamin Franklin, pour ne citer qu'eux, se sont présentés comme les successeurs des partisans exilés d'Oliver Cromwell. Les États-Unis ont donc logiquement repris son projet sioniste. 

En 1868, en Angleterre, la reine Victoria désigna comme Premier ministre, le juif Benjamin Disraéli. Celui-ci proposa de concéder une part de démocratie aux descendants des partisans de Cromwell de manière à pouvoir s'appuyer sur tout le peuple pour étendre le pouvoir de la Couronne dans le monde. Surtout, il proposa de s'allier à la diaspora juive pour conduire une politique impérialiste dont elle serait l'avant-garde. En 1878, il fit inscrire « la restauration d'Israël » à l'ordre du jour du Congrès de Berlin sur le nouveau partage du monde. 

C'est sur cette base sioniste que le Royaume-Uni rétablit ses bonnes relations avec ses anciennes colonies devenues États-Unis à l'issue de la « Troisième Guerre civile anglaise » - connue aux États-Unis comme la « guerre civile américaine » et en Europe continentale comme la « guerre de Sécession » (1861-65) - qui vit la victoire des successeurs des partisans de Cromwell, les WASP (White Anglo-Saxon Puritans) [5]. Là encore, c'est tout à fait à tort que l'on présente ce conflit comme une lutte contre l'esclavage alors que cinq États du Nord le pratiquaient encore.

Jusqu'à la presque fin du XIXe siècle, le sionisme est donc exclusivement un projet puritain anglo-saxon auquel seule une élite juive adhère. Il est fermement condamné par les rabbins qui interprètent la Torah comme une allégorie et non pas comme un plan politique. 


Parmi les conséquences actuelles de ces faits historiques, on doit admettre que si le sionisme vise à la création d'un État pour les juifs, il est aussi le fondement des États-Unis. Dès lors, la question de savoir si les décisions politiques de l'ensemble sont prises à Washington ou à Tel-Aviv n'a plus qu'un intérêt relatif. C'est la même idéologie qui est au pouvoir dans les deux pays. En outre, le sionisme ayant permis la réconciliation entre Londres et Washington, le remettre en cause, c'est s'attaquer à cette alliance, la plus puissante au monde.

L'adhésion du peuple juif au sionisme anglo-saxon 

Dans l'Histoire officielle actuelle, il est d'usage d'ignorer la période XVIIe-XIXe siècle et de présenter Theodor Herzl comme le fondateur du sionisme. Or, selon les publications internes de l'Organisation sioniste mondiale, ce point est également faux. 

Le vrai fondateur du sionisme contemporain n'était pas juif, mais chrétien dispentionnaliste. Le révérend William E. Blackstone était un prêcheur étatsunien pour qui les vrais chrétiens n'auraient pas à participer aux épreuves de la fin des temps. Il enseignait que ceux-ci seraient enlevés au ciel durant la bataille finale (le « ravissement de l'Église », en anglais « the rapture »). À ses yeux, les juifs livreraient cette bataille et en sortiraient à la fois convertis au Christ et victorieux.

C'est la théologie du révérend Blackstone qui a servi de base au soutien sans faille de Washington à la création d'Israël. Et ceci bien avant que l'AIPAC (le lobby pro-Israélien) soit créé et prenne le contrôle du Congrès. En réalité, le pouvoir du lobby ne vient pas tant de son argent et de sa capacité à financer des campagnes électorales que de cette idéologie toujours présente aux USA [6].

La théologie du ravissement pour aussi stupide qu'elle puisse paraître est aujourd'hui très puissante aux États-Unis. Elle représente un phénomène en librairie et au cinéma (voir le film Left Behind, avec Nicolas Cage, à paraître en octobre). 

Theodor Herzl était un admirateur du diamantaire Cecil Rhodes, le théoricien de l'impérialisme britannique et fondateur de l'Afrique du Sud, de la Rhodésie (auquel il donna son nom) et de la Zambie (ex-Rhodésie du Nord). Herzl était juif, mais pas israélite et n'avait pas circoncis son fils. Athée comme beaucoup de bourgeois européens de son époque, il préconisa d'abord d'assimiler les juifs en les convertissant au christianisme. Cependant, reprenant la théorie de Benjamin Disraéli, il arriva à la conclusion qu'une meilleure solution était de les faire participer au colonialisme britannique en créant un État juif, dans l'actuel Ouganda ou en Argentine. Il suivit l'exemple de Rhodes dans la manière d'acheter des terres et de créer l'Agence juive. 

Blackstone parvint à convaincre Herzl de joindre les préoccupations des dispentionnalistes à celles des colonialistes. Il suffisait pour cela d'envisager de créer Israël en Palestine et de multiplier les références bibliques. Grâce à cette idée assez simple, ils parvinrent à faire adhérer la majorité des juifs européens à leur projet. Aujourd'hui Herzl est enterré en Israël (sur le Mont Herzl) et l'État a placé dans son cercueil La Bible annotée que Blackstone lui avait offerte.

Le sionisme n'a donc jamais eu comme objectif de « sauver le peuple juif en lui donnant une patrie », mais de faire triompher l'impérialisme anglo-saxon en y associant les juifs. En outre, non seulement le sionisme n'est pas un produit de la culture juive, mais la majorité des sionistes n'a jamais été juive, tandis que la majorité des juifs sionistes ne sont pas israélites. Les références bibliques, omniprésentes dans le discours officiel israélien, ne reflètent la pensée que de la partie croyante du pays et sont avant tout destinées à convaincre la population états-unienne.

C'est à cette période que l'on créa le mythe du peuple juif. Jusque-là, les juifs se considéraient comme appartenant à une religion et admettaient que leurs membres européens n'étaient pas des descendants des juifs de Palestine, mais de populations converties au cours de l'Histoire [7].
Blackstone et Herzl ont artificiellement fabriqué l'idée selon laquelle tous les juifs du monde seraient des descendants des juifs antiques de Palestine. Dès lors, le mot juif s'applique non seulement à la religion israélite, mais désigne aussi une ethnie. En se fondant sur une lecture littérale de La Bible, ils sont devenus les bénéficiaires d'une promesse divine sur la terre palestinienne.

Le pacte anglo-saxon pour la création d'Israël en Palestine 

La décision de créer un État juif en Palestine a été prise conjointement par les gouvernements britannique et états-unien. Elle a été négociée par le premier juge juif à la Cour suprême des États-Unis, Louis Brandeis, sous les auspices du révérend Blackstone et fut approuvée aussi bien par le président Woodrow Wilson que par le Premier ministre David Llyod George, dans le sillage des accords franco-britanniques Sykes-Picot de partage du « Proche-Orient ». Cet accord fut progressivement rendu public. 

Le futur secrétaire d'État pour les Colonies, Leo Amery, fut chargé d'encadrer les anciens du « Corps des muletiers de Sion » pour créer, avec deux agents britanniques Ze'ev Jabotinsky et Chaim WeizPremier ministre David Llyod Georgemann, la « Légion juive », au sein de l'armée britannique. 

Le ministre des Affaires étrangères Lord Balfour adressa une lettre ouverte à Lord Walter Rotschild pour s'engager à créer un « foyer national juif » en Palestine (2 novembre 1917). Le président Wilson inclut parmi ses buts de guerre officiels (le n°12 des 14 points présentés au Congrès le 8 janvier 1918) la création d'Israël [8]

Par conséquent, la décision de créer Israël n'a aucun rapport avec la destruction des juifs d'Europe survenue deux décennies plus tard, durant la Seconde Guerre mondiale.

Durant la conférence de paix de Paris, l'émir Fayçal (fils du chérif de La Mecque et futur roi d'Irak britannique) signa, le 3 janvier 1919, un accord avec l'Organisation sioniste, s'engageant à soutenir la décision anglo-saxonne.
La création de l'État d'Israël, qui s'est faite contre la population de Palestine, s'est donc aussi faite avec l'accord des monarques arabes qui furent les premiers leaders sionistes musulmans. En outre, à l'époque, le chérif de La Mecque, Hussein ben Ali, n'interprétait pas le Coran à la manière du Hamas. Il ne pensait pas qu'« une terre musulmane ne peut être gouvernée par des non-musulmans ».

La création juridique de l'État d'Israël 

En mai 1942, les organisations sionistes tinrent leur congrès à l'hôtel Biltmore de New York. Les participants décidèrent de transformer le « foyer national juif » de Palestine en « Commonwealth juif » (référence au Commonwealth par lequel Cromwell remplaça brièvement la monarchie britannique) et d'autoriser l'immigration massive des juifs vers la Palestine. Dans un document secret, trois objectifs étaient précisés : « (1) l'État juif embrasserait la totalité de la Palestine et probablement la Transjordanie ; (2) le déplacement des populations arabes en Irak et (3) la prise en main par les juifs des secteurs du développement et du contrôle de l'économie dans tout le Moyen-Orient ». 

La presque totalité des participants ignoraient alors que la « solution finale de la question juive » (die Endlösung der Judenfrage) venait juste de débuter secrètement en Europe. 

En définitive, alors que les Britanniques ne savaient plus comment satisfaire à la fois les juifs et les arabes, les Nations unies (qui ne comptaient alors que 46 États membres) proposèrent un plan de partage de la Palestine à partir des indications que les Britanniques lui fournirent. Un État binational devait être créé comprenant un État juif, un État arabe et une zone « sous régime international particulier » pour administrer les lieux saints (Jérusalem et Bethléem). Ce projet fut adopté par la Résolution 181 de l'Assemblée générale [9]. 

Sans attendre la suite des négociations, le président de l'Agence juive, David Ben Gourion, proclama unilatéralement l'État d'Israël, immédiatement reconnu par les États-Unis. Les arabes du territoire israélien furent placés sous la loi martiale, leurs déplacements furent limités et leurs passeports confisqués. Les pays arabes nouvellement indépendants intervinrent. Mais sans armées encore constituées, ils furent rapidement battus. Au cours de cette guerre, Israël procéda à un nettoyage ethnique et contraint au moins 700 000 arabes à fuir. 

L'Onu envoya comme médiateur, le comte Folke Bernadotte, un diplomate suédois qui sauva des milliers de juifs durant la guerre. Il constata que les données démographiques transmises par les autorités britanniques étaient fausses et exigea la pleine application du plan de partage de la Palestine. Or, la Résolution 181 implique le retour des 700 000 arabes expulsés, la création d'un État arabe et l'internationalisation de Jérusalem. 

L'envoyé spécial de l'Onu fut assassiné, le 17 septembre 1948, sur ordre du futur Premier ministre, Yitzhak Shamir. 

Furieuse, l'Assemblée générale des Nations unies adopta la Résolution 194 qui réaffirme les principes de la Résolution 181 et, en outre, proclame le droit inaliénable des Palestiniens à retourner chez eux et à être indemnisés des préjudices qu'ils viennent de subir [10]. 

Cependant, Israël ayant arrêté les assassins de Bernadotte, les ayant jugés et condamnés, fut accepté au sein de l'Onu sur la promesse d'en honorer les résolutions. Or tout cela n'était que mensonges. Immédiatement après les assassins furent amnistiés et le tireur devint le garde du corps personnel du Premier ministre David Ben Gourion. 

Depuis son adhésion à l'Onu, Israël n'a cessé d'en violer les résolutions qui se sont accumulées à l'Assemblée générale et au Conseil de sécurité. Ses liens organiques avec deux membres du Conseil disposant du droit de veto l'ont placé en dehors du droit international. C'est devenu un État off shore permettant aux États-Unis et au Royaume-Uni de feindre respecter eux-mêmes le droit international alors qu'ils le violent depuis ce pseudo-État.

Il est absolument erroné de croire que le problème posé par Israël ne concerne que le Proche-Orient.

Aujourd'hui, Israël agit partout militairement dans le monde en couverture de l'impérialisme anglo-saxon.

En Amérique latine, ce sont des agents israéliens qui ont organisé la répression durant le coup d'État contre Hugo Chavez (2002) ou le renversement de Manuel Zelaya (2009).

En Afrique, ils étaient partout présents durant la guerre des Grands lacs et ont organisé l'arrestation de Mouamar el-Kadhafi.

En Asie, ils ont dirigé l'assaut et le massacre des Tigres tamouls (2009), etc.

Chaque fois, Londres et Washington jurent n'y être pour rien. En outre, Israël contrôle de nombreuses institutions médiatiques et financières (telle que la Réserve fédérale états-unienne).

La lutte contre l'impérialisme 

Jusqu'à la dissolution de l'URSS, il était évident pour tous que la question israélienne ressort de la lutte contre l'impérialisme. Les Palestiniens étaient soutenus par tous les anti-impérialistes du monde - jusqu'aux membres de l'Armée rouge japonaise - qui venaient se battre à leurs côtés. 

Aujourd'hui, la globalisation de la société de consommation et la perte des valeurs qui s'en est suivie ont fait perdre conscience du caractère colonial de l'État hébreu. Seuls les arabes et les musulmans se sentent concernés. Ils font preuve d'empathie pour le sort des Palestiniens, mais ignorent les crimes israéliens dans le reste du monde et ne réagissent pas aux autres crimes impérialistes. 

Pourtant, en 1979, l'ayatollah Rouhollah Khomeini expliquait à ses fidèles iraniens qu'Israël n'était qu'une poupée dans les mains des impérialistes et que le seul vrai ennemi était l'alliance des États-Unis et du Royaume-Uni. Pour avoir énoncé cette simple vérité, Khomeini fut caricaturé en Occident et les chiites furent présentés comme hérétiques en Orient. Aujourd'hui l'Iran est le seul État au monde à envoyer massivement des armes et des conseillers aider la Résistance palestinienne, tandis que des leaders sionistes musulmans débattent aimablement par vidéo-conférence avec le président israélien durant les réunions du Conseil de sécurité du Golfe [11]. 


[1] « Extension de la guerre du gaz au Levant », par Thierry Meyssan, Al-Watan/Réseau Voltaire, 21 juillet 2014. 



[4] Sur lhistoire du sionisme, on se reportera au chapitre correspondant (« Israël et les Anglo-Saxons ») de mon livreL'Effroyable imposture 2, Manipulations et désinformations, Edition Alphée, 2007. Les lecteurs y trouveront de nombreuses références bibliographiques. 

[5] The Cousins' Wars : Religion, Politics, Civil Warfare and the Triumph of Anglo-America, par Kevin Phillips, Basic Books (1999). 

[6] Voir notamment American Theocracy (2006) de Kevin Phillips, un historien exceptionnel qui fut un des conseillers de Richard Nixon. 

[7] Une synthèse des travaux historiques sur ce sujet : Comment le peuple juif fut inventé, par Shlomo Sand, Fayard, 2008. 

[8] La formulation du point 12 est particulièrement sibylline. Ainsi, lors de la conférence de paix de Paris, en 1919, l'émir Fayçal l'évoqua pour revendiquer le droit des peuples anciennement sous le joug ottoman à disposer d'eux-mêmes. Il s'entendit répondre qu'il avait le choix entre une Syrie placée sous un ou sous plusieurs mandats. La délégation sioniste fit valoir que Wilson s'y était engagé à soutenir le Commonwealth juif à la grande surprise de la délégation états-unienne. En définitive, Wilson confirma par écrit qu'il fallait entendre le point 12 comme un engagement de Washington pour la création d'Israël et à la restauration de l'Arménie. « Les quatorze points du président Wilson », Réseau Voltaire, 8 janvier 1918. 

[9] « Résolution 181 de l'Assemblée générale de l'Onu », Réseau Voltaire, 29 novembre 1947. 

[10] « Résolution 194 de l'Assemblée générale de l'ONU », Réseau Voltaire, 11 décembre 1948.